Qu’est-ce que le coaching social ?

Le coaching social utilise les mêmes outils que le coaching. La différence est qu’il est beaucoup plus accessible au niveau des honoraires et qu’il se destine à des personnes en situation de changement fort et subi, ou en situation de précarité, altérant divers domaines de leur participation sociale tels que la vie professionnelle, affective ou relationnelle. Il utilise les mêmes outils et procédés : aider les personnes à définir un objectif, à trouver et choisir les meilleures solutions et actions à mettre en place pour l’atteindre en s’appuyant sur 3 aspects de la personnalité : l'aspect cognitif (les pensées), émotionnel (les sentiments, les émotions) et comportemental (les habitudes, les conduites).

Pour qui ?

Pour les femmes et les hommes de tous âges et toutes religions confondus, en précarité financière et en perte d’identité sociale, fragilisés par le chômage, l’exclusion et les ruptures de vie ou en en difficulté passagère, confrontés à un changement non souhaité et déstabilisant :

  • les jeunes ayant des difficultés d’insertion professionnelle et d'orientation,
  • les jeunes en décrochage scolaire,
  • les chercheurs d’emploi courte et longue durée,
  • les personnes isolées tous âges confondus,
  • les femmes créatrices d'entreprise,
  • les femmes immigrées qui cherchent à s'insérer socialement et professionnellement,
  • les femmes maltraitées,
  • les handicapés moteurs et non mentaux et leurs parents,
  • les personnes qui traversent un conflit relationnel d’ordre privé ou professionnel.

NB : Seul impératif pour mener un coaching dans de bonnes conditions : savoir parler et comprendre la langue française correctement.

Pourquoi ?

Analyse d’un besoin réel :

Quelque soit notre origine, notre histoire, notre appartenance sociale ou religieuse, nous devrions tous avoir les mêmes chances d’être aidés, soutenus et accompagnés psychologiquement dans les moments difficiles de notre existence.

Malheureusement, il existe un problème de précarité sociale et financière croissant en France lié à la crise économique depuis 2008. Ce phénomène est notamment très concentré sur la région IDF et touche davantage les jeunes (18-25 ans) et les seniors, selon le rapport annuel du Secours Catholique publié dans Le Monde du 8 novembre 2011. Il s’agit d’un problème majeur aux répercussions multiples, directes et indirectes, sournoises et au long terme, qui menacent l’équilibre psychologique et physique de plus de 8,6 millions de personnes, soit environ 14 % de la population française (statistiques Insee 2012).

Focus en région IDF :

Il existe 157 zones urbaines sensibles franciliennes qui rassemblent 12% de la population, c'est-à-dire 1,3 million d’habitants, soit 1 francilien sur 8. Ces zones qui ont été créées en 1995 pour cerner les contours des quartiers en difficulté sociale connaissent à l’heure actuelle un taux de chômage deux fois plus important que dans le reste de la région. Près de 30% de cette population de plus de 15 ans est sans diplôme et le parc HLM y représente plus de 60% des habitations. Ségrégations spatiale et sociale cohabitent tandis que la demande d’hébergement d’urgence demeure une caractéristique francilienne d’actualité brûlante.

Avec Paris et La Seine Saint Denis, le Val de Marne est le département où la proportion des prestations sociales dans le revenu est la plus importante (33,6%) soit 3 foyers allocataires franciliens sur 10, ce qui représente 1,5 million de personnes (chiffres fournis par l’ARS : Agence régionale de santé).

Selon l'Insee, « si la pauvreté monétaire touche un peu plus d’un ménage sur dix, c’est près d’un tiers d’entre eux qui expriment un net sentiment de difficulté d’existence ».
La précarité développe un net sentiment de solitude et de difficulté d’existence dans les grandes villes et crée la rupture du lien social :

Selon le rapport de la Fondation de France publié en juin 2012, 4,8 millions de français souffrent de solitude et ce fléau est accru dans les grandes agglomérations (Paris, Lyon et Marseille). Ce rapport montre également que la pauvreté multiplie par deux le risque de solitude. 20 % des personnes âgées de 30 à 39 ans vivant sous le seuil de pauvreté (soit 803 euros /mois) entretiennent des rapports épisodiques avec leur famille, leurs amis, leurs collègues ou encore avec leurs voisins. C’est une tranche d'âge où se manifestent les premières ruptures socio-économiques, comme les pertes d'emploi et les séparations.

Enfin, l'observatoire S.O.S. Amitié des souffrances psychiques de Septembre 2012, affirme que les problèmes de finances et de logements sont de plus en plus cités : de 2007 à 2011, les appels liés à des problèmes de finances ont augmenté de 30 % et ceux liés à des problèmes de logement de 62 %.

Cette étude conforte le constat selon lequel la baisse du pouvoir d'achat et l’augmentation du coût du logement dans le budget des ménages entraînent la perte du lien social et crée des situations de mal-être psychologique qui vont parfois jusqu’au suicide.